L'aube perça peu à peu la sombre et profonde forêt. J'entendais les chants des dryades qui se cachaient par delà les feuilles :
« Entend notre voix, mais ne verse pas une larme
Toi, la fille du sauveur, délivre nous de l'infâme
Joins-toi à nous dans l'éternité de nos âmes
Joins-toi à nous et lie-toi par cette verte lame. »
Malgré la gentillesse de ces créatures, je décidai de les ignoré en continuant ma route. Mais l'une des dryades m'agressa de face.
« Pourquoi ne viens tu pas à nous, humaine ? Ne souhaite donc tu pas nous sauver de l'impur qui siège en haut, joins-toi à nous et tu auras tout le pouvoir qu'il te sera nécessaire. Je me présente, Amanra, la plus sage des dryades. Tel est mon titre.
- Vous ne me serez utiles que si vous combattez l'ennemi avec moi. Sinon laissez-moi le passage, créatures des arbres. Ne pensez-vous point que les temps pressent ! Agressai-je la dryade.
- Comme il t'ira noble princesse, dit une autre dryade le ton ironique. Laisse-nous alors t'apporter notre aide.
- Et pourquoi, dites-moi pourquoi, devrais-je accepter l'aide de créatures inconnues, qui me dit que ce n'est pas une ruse ? Et puis aussi, pourquoi voudriez vous apportez votre aide à une inconnue tel que moi ? Les dryades ne sont elles donc pas réputé pour rester près de leur chêne ?
- Nous sommes rattachés à toute la forêt, nous pouvons aller et venir. Si l'une de nous garde un élément de sa forêt natal précieusement sur elle, elle peut même en sortir. Mais la raison que me pousse à te proposer notre aide, c'est que chaque nuit, un disciple de Yaru nous enlève l'une des nôtres. Nous savons qu'elles sont en vies car leurs arbres ne fanent pas. Si leurs arbres se fanent, ça signifierai leurs mortes. Nous savons qu'il attend que je vienne les délivrer, mais ça signifierai la disparition des dryades, je ne veux pas courir se risque, pour la vie de mes s½urs. Je te propose d'emmener l'une de nous à ta quête. Voici Edna, notre meilleure combattante. Elle ne vous ralentira pas. Je tiens ma parole, si elle vous trahis, vous n'aurez qu'à la tuer. Et vous n'aurez qu'à me tuer.
- Donnez-moi, créatures de la forêt, l'assurance que ce n'est pas une traitrise.
- Très bien, dit la chef des dryades, prenez une branche de ce chêne, c'est le plus vieux chêne de la forêt. Si jamais Edna venait à vous trahir, brûlez la branche. Ca la détruira, et tenez, dit-elle en tendant une seconde branche, vous brûlerez celle-ci aussi, c'est une branche de mon arbre.
- Si cela est vrai, alors j'accepte la compagnie de l'une des vôtres.
- Parfait. Vous verrez, les pouvoirs de la forêt vous guideront. Allez maintenant, et vengez-nous. »
C'est avec une nouvelle compagnie que je repris la route. Edna, la jeune inconnue, Lappi et moi étions proche du Mont Syrixis. J'avais, désormais, les âmes de la forêt qui m'accompagnaient. Le plein jour se montra petit à petit. Il ne fallait plus s'arrêter pour ne pas risquer de passer une nuit de plus dans cette forêt hostile et mystique. Nous espérions arriver à notre premier objectif avant le crépuscule, avant que Yaru nous mette, une fois de plus, des bâtons dans les roues, en nous envoyant ses créatures maudites. Nous cavalions toute la journée durant. Nous ne nous sommes accordé une seule pause, pour manger lorsque le soleil pointait le plus haut dans le ciel. J'arrivais à le distinguer malgré la forêt obscure.
« Attendez ! Cria Edna. Je sens une présence maléfique.
Elle se coucha sur le sol et écouta la terre.
- Ils arrivent, vite cachons-nous, murmura-t-elle
- Edna, mais de qui parles-tu ? dit-je en courant dans les fourrées
- Ne cherchez pas à comprendre Dame Méryl, je vous expliquerai une fois en sécurité.
Cachées derrière un arbre, Edna sortie d'une bourse en feuille, une poudre verte et en lança
autour de nous.
- Vas-tu donc m'expliquer ce qui se passe ? Dis-je violement à Edna, et par pitié, appelle-moi donc juste Méryl
- Les disciples de Yaru, des Enegma, ils arrivent, ils attaquent même en plein journée maintenant ! Mais je ne crains rien pour mes s½urs, on a réussi à les protéger, seulement elles en s'attendent pas à une attaque de jour ! S'inquiéta-elle
- Mais alors qu'attendons-nous pour aller les prévenir, nous sommes encore assez proches de votre camp ! Répondis-je
- C'est trop tard, ils vont passer d'une minute à l'autre, nous ne pourrons les attaquer que par derrière, et espérer que les pièges de mes s½urs soient suffisamment puissant. »
Les voilà. Je les voyais vêtu de leurs capes pourpres, avec une capuche ne laissant qu'apercevoir leurs yeux rouges. Ils étaient une dizaine tout au plus, ils survolaient le sol. Ils n'ont pas sentis notre présence, et par chance. Nous attendions quelques minutes pour enfin, les suivre discrètement. Plus ils s'approchèrent du pied-à-terre des dryades et plus la peur d'Edna grandissait. Il fallait qu'elle reste forte. Nous voici maintenant suffisamment proche du camp pour les attaquer et espérer de l'aide d'Amanra et de ses s½urs. J'empoignai mon épée et passa donc à l'attaque. Les Enegmas, n'étant que des fantômes des forêts, n'allait pas être une tache simple. Je ne pouvais pas les tués mais uniquement les faire fuir. Il n'y avait que les dryades qui pouvaient s'en débarrasser, car elles connaissaient leur secret. Edna et moi filions droit sur les créatures quand la petite fille eut une aura qui se dessina autour d'elle. Elle s'éleva dans les airs attirant toute mon attention. Une migraine me pris alors et puis...
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